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Démystifier 5 idées reçues sur l’innovation avec David Dabscheck de GIANT Innovation

Temps de lecture : environ 12 min

L’innovation est considérée comme la solution miracle pour accroître la rentabilité d’une organisation, dépasser les attentes des clients et commercialiser des produits ou services compétitifs. Une étude de McKinsey révèle que 84 % des PDG estiment que l’innovation est essentielle à la croissance, mais que seuls 6 % d’entre eux sont satisfaits de leurs performances en la matière. Si les dirigeants sont convaincus de la valeur de l’innovation, pourquoi est-ce que tant d’initiatives échouent ?

Le problème réside dans la mise en œuvre de ces initiatives, qui découle souvent d’une confusion ou d’un malentendu sur ce qu’est réellement l’« innovation ». Avec l’engouement considérable que suscite l’innovation, il est facile de perdre de vue sa véritable signification. Pour savoir ce que signifie vraiment être innovant, nous nous sommes entretenus avec David Dabscheck, fondateur et co-PDG de GIANT Innovation, un cabinet de conseil qui transforme la façon dont les organisations et les collaborateurs pensent et agissent afin de devenir de meilleurs innovateurs.

S’appuyant sur l’expérience qu’il a acquise en aidant les grandes organisations à libérer leur potentiel, M. Dabscheck nous a aidés à clarifier ce qu’est l’innovation - et ce qu’elle n’est pas. Pour ce faire, il a démystifié cinq idées reçues que beaucoup considèrent à tort comme des vérités.

Idée reçue n° 1 : innovation et créativité sont synonymes

Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit lorsque vous pensez à l’innovation ? Pour beaucoup, il s’agit des technologies les plus récentes et les plus créatives comme la blockchain, l’intelligence artificielle ou la réalité virtuelle. Si ces inventions peuvent certainement favoriser l’innovation, elles ne peuvent pas à elles seules être qualifiées d’innovantes. La véritable innovation réside dans la valeur apportée aux clients grâce à ces idées créatives.

En clair : une idée peut être créative, mais si elle n’est pas nécessaire ou n’aide pas les clients, elle n’est pas innovante. Les organisations qui voient l’innovation comme un synonyme de créativité perdent de vue les problèmes réels des clients et se retrouvent avec des tonnes d’idées novatrices pour lesquelles il n’y a pas de demande. M. Dabscheck appelle cela la « bulle des solutions », un phénomène particulièrement courant dans les secteurs techniques comme l’ingénierie.

« Nous constatons que les équipes se passionnent tellement pour leurs produits et services qu’elles en oublient le problème ou le besoin du client qu’elles sont en train de résoudre », explique M. Dabscheck.

La réalité : innovation = quelque chose de nouveau + quelque chose d’utile 

Il existe beaucoup de choses nouvelles qui ne sont pas utiles (comme le soda aromatisé à l’ail) et beaucoup de choses utiles qui ne sont pas nouvelles (comme la chaise sur laquelle vous êtes assis). Mais la combinaison de quelque chose de nouveau et d’utile aide les équipes à se concentrer sur de nouvelles idées qui répondent à des besoins humains réels.

« Cette définition permet d’envisager l’innovation d’une manière très positive et plus large. Tout le monde peut faire quelque chose de nouveau et d’utile dans son travail, ce qui ouvre la perspective de l’innovation au-delà de la seule nouvelle technologie », ajoute M. Dabscheck.  

Les dirigeants qui cherchent à renforcer l’innovation doivent garder cette définition à l’esprit pour chaque facette de leur organisation : élaborer leur business model, créer de nouveaux produits, améliorer les processus, etc. M. Dabscheck précise :

« Commencez par identifier qui est le client et quel est son problème. C’est cela le moteur de l’innovation. »

Un état d’esprit expérimental est la clé de cette approche. Trouver des idées n’est que la moitié du chemin : pour parvenir à une solution qui fonctionne, vous devez tester vos propositions, en tirer des enseignements et les faire évoluer. Il s’agit d’un processus continu et essentiel pour permettre aux organisations de passer du brainstorming d’idées novatrices à l’élaboration de solutions répondant aux problèmes réels des clients.

Idée reçue n° 2 : l’innovation est réservée à une équipe dédiée

Souvent convaincues par cette idée reçue, de nombreuses entreprises ont tendance à réserver l’innovation à certaines équipes, généralement celles qui sont chargées de mettre au point de nouvelles technologies ou de lancer de nouveaux projets.

« Les organisations se trompent en limitant l’innovation à une petite équipe ciblée. Elles ratent des occasions d’accroître l’efficacité, d’améliorer les processus et de renforcer l’expérience client dans tous les services », dit M. Dabscheck. 

La réalité : tous les employés peuvent et doivent être des innovateurs 

S’il peut être bénéfique d’affecter des responsables et des équipes à l’innovation, ils ne sont pas les seuls dans l’entreprise à pouvoir innover.

Rappelez-vous : l’innovation commence par la compréhension du client - et tout le monde a un client.

« Nous définissons un client comme "quelqu’un à qui vous devez fournir un service ou un produit". Ce point de vue ouvre l’innovation à tous les membres de l’organisation, et pas seulement à ceux qui créent un produit », explique M. Dabscheck.

Par exemple, si un responsable RH réfléchit à qui il fournit un service, il peut conclure que ses clients sont les chargés du recrutement de toute l’organisation, les employés potentiels et les nouveaux arrivants. Il peut ensuite s’attacher à comprendre les problèmes spécifiques auxquels ces groupes sont confrontés et à élaborer des solutions innovantes pour résoudre ces problèmes.

Parce qu’il s’agit d’un aspect simple, mais souvent négligé, GIANT Innovation a concentré son attention sur la transformation des équipes en innovateurs quotidiens, quelle que soit leur mission. « Nous sommes convaincus que chaque membre d’une organisation peut faire preuve d’innovation, qu’il s’agisse d’une équipe financière qui rend un processus plus efficace ou d’une équipe de vente qui teste une nouvelle approche. La clé est de favoriser l’innovation à tous les niveaux de l’organisation : individuel, équipe et entreprise. »

Au niveau individuel, l’innovation répond au besoin de créativité de l’être humain. Elle permet de révéler le meilleur de chacun et stimule l’implication. Au niveau d’une équipe, l’innovation permet de faire adopter à ses membres un état d’esprit et un langage communs, afin qu’ils poursuivent les mêmes objectifs. Et plus les équipes adoptent un état d’esprit innovant, plus l’entreprise en bénéficie au niveau organisationnel, avec une agilité accrue qui lui permet de se renforcer, de s’étendre et de rester compétitive.

Idée reçue n° 3 : l’innovation nécessite un investissement initial important

De nombreux dirigeants pensent à tort que plus ils consacrent d’argent à l’innovation, plus leur organisation sera innovante. Malheureusement, ces entreprises investissent tellement de ressources dans de nouvelles infrastructures et technologies qu’elles oublient souvent d’investir dans leur personnel.

« Nous voyons souvent ce scénario se produire, lorsque des organisations investissent une quantité énorme de ressources au début, pour découvrir ensuite qu’elles ont dépensé de l’argent sur quelque chose qui n’aide pas réellement leurs employés à innover », ajoute M. Dabscheck.

La réalité : l’innovation n’est pas une question d’investissement - il s’agit de donner à vos collaborateurs les moyens d’agir

Les grandes idées ne sont pas dues à un nouvel outil ou à une nouvelle technologie, mais au partage des connaissances, à l’apprentissage collectif et aux perspectives uniques de tous ceux qui contribuent au projet. Que vous travailliez sur site, à distance ou de manière hybride, efforcez-vous de favoriser la collaboration entre les employés pour qu’ils puissent expérimenter, partager leurs résultats et consulter facilement les informations. M. Dabscheck a proposé cette recommandation pour favoriser la collaboration :

« L’une des meilleures façons de rassembler les gens est d’organiser des ateliers participatifs. Une plateforme telle que Lucid est essentielle pour offrir ces expériences, car elle permet aux employés d’appréhender collectivement les problèmes des clients et de cocréer des solutions, au lieu de se limiter à des conversations unilatérales. »

Conseil : la galerie de modèles de Lucidspark contient des modèles prédéfinis pour vous aider à démarrer vos ateliers collaboratifs. Découvrez cet atelier de design thinking pour commencer.

design thinking
Modèle de design thinking (cliquez sur l’image pour le modifier en ligne)

En vous concentrant d’abord sur votre personnel, vous pourrez développer des compétences en matière d’innovation qui renforcera réellement vos capacités. Après tout, vous ne savez pas quelle est la forme d’innovation la plus efficace pour votre organisation tant que vous ne faites pas d’expériences et que vous ne mettez pas en pratique les leçons que vous en tirez. Pour intégrer l’innovation dans votre organisation de la manière la plus efficace possible, adoptez une approche itérative en investissant le moins possible au départ afin de pouvoir changer de cap si nécessaire.

« Pour développer une bonne capacité d’innovation au sein d’une entreprise, il faut utiliser les mêmes compétences et les mêmes outils que ceux qui seront utilisés plus tard pour le développement de produits et de services.  Cela signifie que les programmes d’innovation doivent être eux-mêmes lean et itératifs », explique M. Dabscheck

Ce qu’il faut retenir : commencez petit, donnez à vos employés les bons outils et le bon état d’esprit, et investissez progressivement, à mesure que vous découvrez ce qui fonctionne pour votre organisation. 

Idée reçue n° 4 : l’innovation suit un processus balisé et linéaire

Les organisations souhaitent souvent aborder l’innovation comme elles le feraient pour toute autre initiative : en suivant un processus rigide avec des résultats prévisibles. Mais les choses ne fonctionnent pas de cette façon et il n’existe pas de formule toute faite qui débouche toujours sur une solution innovante.

Les organisations qui s’appuient sur un processus rigide, étape par étape, pour parvenir à l’innovation manquent certains éléments clés : l’apprentissage, l’itération et l’amélioration continus. 

La réalité : l’innovation consiste à explorer et à expérimenter intentionnellement

« L’innovation n’est pas nécessairement un processus qui s’applique indistinctement à toutes les situations. Elle exige une approche intentionnelle et modulable de la recherche et de l’expérimentation dans le cadre de l’organisation », révèle M. Dabscheck

Le mot-clé ici est intentionnel. Si l’innovation ne suit pas une formule toute faite, cela ne signifie pas non plus qu’il faille tout laisser au hasard ou attendre qu’une bonne idée surgisse. Il existe des approches éprouvées pour favoriser des activités telles que le brainstorming, la réflexion créative et le prototypage, dont beaucoup sont enseignées par M. Dabscheck aux organisations. Ces cadres fournissent les bases nécessaires pour accélérer l’innovation, mais ils sont plus efficaces lorsqu’ils sont adaptés aux besoins uniques de chaque équipe.

Conseil : contactez GIANT Innovation pour en savoir plus sur ses approches éprouvées en matière d’innovation.

Le leadership joue un rôle clé en favorisant intentionnellement l’innovation. Il incombe aux dirigeants de promouvoir une culture propice à l’expérimentation et de fournir à leur personnel la formation, les cadres et les outils nécessaires. Cela nécessite une approche agile du leadership, c’est-à-dire faire confiance à des équipes auto-organisées, faciliter la collaboration transversale et montrer l’exemple. 

Idée reçue n° 5 : le télétravail et le travail hybride freinent l’innovation

Alors que de plus en plus d’organisations s’orientent vers le télétravail ou le travail hybride, beaucoup craignent que le manque de contact en présentiel ne ralentisse la capacité d’innovation de leur entreprise. Si le travail hybride pose incontestablement des défis, la situation n’est pas si tranchée. En matière d’innovation, une façon de travailler n’est pas nécessairement meilleure qu’une autre. Le travail sur site et le télétravail sont fondamentalement différents et offrent tous deux des avantages distincts.

« Ce qui pose problème, c’est lorsque l’atelier ou le modèle d’innovation n’est pas adapté pour tirer parti des atouts d’un environnement numérique et hybride, » confie M. Dabscheck. Si vous essayez d’aborder l’innovation dans un contexte de télétravail ou hybride de la même manière qu’en personne, vous passerez à côté des possibilités qu’offre le travail virtuel.

Nous avons toujours observé cette tendance : les premiers programmes radio étaient essentiellement diffusés par la radio, puis les premiers programmes télévisés étaient simplement des émissions de radio avec un support visuel. Au fil du temps, les médias se sont adaptés pour tirer parti de ce nouveau vecteur de communication. De même, la collaboration et l’innovation doivent être adaptées aux atouts d’un monde virtuel.

La réalité : le travail hybride permet de diversifier les idées et de démocratiser l’innovation.

La corrélation entre diversité et innovation est une évidence. Une enquête du Boston Consulting Group a révélé que les organisations dont la diversité est supérieure à la moyenne réalisent 45 % de leurs revenus grâce à l’innovation, contre seulement 26 % pour les entreprises dont la diversité est inférieure à la moyenne.

C’est là que le travail hybride et le télétravail entrent en jeu. M. Dabscheck décrit l’avantage unique que représentent ces nouvelles méthodes de travail : 

« L’une des plus grandes opportunités offertes par le télétravail est la possibilité d’embaucher des employés du monde entier au lieu de se limiter à un seul lieu géographique. Les organisations peuvent facilement recruter des employés aux parcours, perspectives et idées variés. »

Cependant, il ne suffit pas d’embaucher une main-d’œuvre diversifiée. Les organisations ont besoin d’un moyen d’aider ces employés à collaborer, à expérimenter et à partager des idées. C’est pour cela qu’ont été conçues les plateformes de collaboration visuelle. Grâce à des fonctionnalités permettant de recueillir les idées de chacun, de planifier les étapes à suivre ainsi que les échéances et de travailler de manière asynchrone sur un même document. Les plateformes de collaboration visuelle aident les organisations à profiter au maximum du travail hybride. Dans un environnement sur site, il peut être très difficile de collaborer et de coordonner des équipes importantes, dispersées ou transversales, mais cela fonctionne parfaitement dans un contexte virtuel.

Et en utilisant une plateforme de collaboration visuelle, les équipes construiront de manière naturelle un référentiel d’innovation, un recueil d’idées et de décisions qui aide les organisations à étendre le processus d’innovation et à le répéter.

« Avant les outils de collaboration, les ateliers d’innovation avaient un coût prohibitif et n’étaient pas facilement accessibles à tous », concède M. Dabscheck. « Ils se limitaient principalement au leadership. Mais ces outils ouvrent la participation - en particulier dans les grandes organisations - afin de rassembler des personnes ayant des idées différentes et de libérer l’innovateur en chacun. »

 

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